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  • Par delà les brumes

Retour à Avalon pour l’initiation

Dernière mise à jour : 15 oct. 2023

Je rentre de mon weekend d’initiation et il est difficile d’expliquer à quel point il a été magique et important pour moi. Après cette année de formation tellement pleine d’enchantement : des mots, des idées, des pratiques, du partage entre femmes ça a été la traduction physique dans le monde réel de tout ce que nous avions vécu cette année.


J’ai retrouvé Glastonbury que je n’avais pas vu depuis 15 ans et par la même occasion je me suis retrouvée moi. Pendant toutes ces années d’absence je m’étais lancée à corps perdu dans la vie d’ «adulte » (vie professionnelle, enfants, école, parents d’élèves….) en passant beaucoup de temps et d’énergie à essayer de convaincre le monde que j’étais normale. Cela me paraissait la meilleure stratégie pour éviter d’être rejetée comme cela avait pu m’arriver par le passé.


Force est de constater qu’une vie « conventionnelle » ne me conviendra probablement jamais. J’ai besoin de magie, de paillettes, d’émotions fortes et surtout de connexion à quelque chose de plus grand que moi sans dogmes et sans faux semblants. J’ai un besoin fondamental de ce lien cosmique avec l’univers et de le retraduire sous une forme à la fois poétique et pratique. J’ai besoin d’enchantement et de magie au quotidien. Je n’ai jamais trouvé ma place dans les courants traditionnels, religieux ou spirituels, souvent trop défavorables aux femmes. Nulle part d’ailleurs depuis les milliers d’années du règne des religions monothéistes et patriarcales n’a-t-on retrouvé la dénomination prêtresse.


Ma première initiation de prêtresse avait eu lieu au château de Clonegal en Irlande faite par Lady Olivia, la fondatrice de The Fellowship of Isis. J’avais 19 ans et très peu confiance en moi mais je savais que c’était ce que je voulais absolument. Cependant en revenant en France je ne savais pas comment l’intégrer dans ma vie autrement que par une pratique solitaire. Juste après cette initiation une vieille dame avait lu à chacun les lignes de la main. Elle m’avait dit qu’il faudrait que je passe de nombreuses années à apprendre de nombreuses compétences avant de pouvoir en faire quelque chose. C’est ce que j’ai fait pendant plus de 20 ans finalement, j’ai construit mon expérience.


Revenir à Glastonbury après toutes ces années, cette fois comme la Mère (Mother) et non plus la Jeune Fille (Maiden) m’a donné l’impression de m’approcher de cette prédiction. Il me fallait toutes ces années d’expérience dans le monde et l’exploration de toutes les méthodes de développement personnel, thérapies naturelles et autres pour finalement revenir au centre et avoir confiance en mes propres capacités et apprentissages, et pour gagner en certitude sur mes propres réponses aux questions fondamentales de la vie et à tout le mal-être que l’on constate partout.


Un an à suivre les enseignements de Morgan Le Fey m’ont remise sur la voie. Je n’ai jamais eu de déesse tutélaire. Quand j’ai commencé l’année dernière ce n’était même pas vraiment Morgane qui m’intéressait. Pourtant en arpentant de nouveaux les routes d’Avalon dans l’obscurité de la nuit, j’ai vraiment eu le sentiment de ne pas marcher seule, mais à la fois avec la jeune fille que j’étais à 20 ans et avec Morgane derrière moi. « Morgane le Fay marchera désormais toujours avec vous, que vous en ayez conscience ou pas », c’est ce qui nous a été dit lors de la première cérémonie d’ouverture, à Samhain dernier. Cette phrase s’est finalement transformée en réalité que j’ai pu constater tout au long de l’année. Je me reconnais dans ses différentes facettes, je la vois quand je me regarde dans le miroir et je pense qu’elle m’inspire au quotidien.


Le weekend d’initiation ne se raconte pas dans le détail afin de préserver la surprise pour les futurs participants, mais il a été un merveilleux équilibre de moments forts (laisser derrière soi ce qui est déjà mort et inutile), de très jolies et puissantes cérémonies pleines d’émotions (redéfinir et intégrer sa nouvelle identité) et de partages à cœur ouvert.


Nous avons parcouru les lieux emblématiques de Glastonbury Avalon : le Tor, Chalice Well, la source blanche (White Spring), Wearyall Hill… A chaque pas nous nous nous sommes allégées un peu plus et avons clarifié vers quoi nous voulions nous tourner. Nous nous sommes mutuellement servies de témoins sur le seuil de cette nouvelle étape de notre vie et nous repartons bien plus en paix avec nous- mêmes et avec beaucoup plus de confiance dans l’expression de nos propres aptitudes personnelles.


De ces quelques jours je retiens :

- la magie de cette approche spirituelle réinventée par des femmes pour des femmes tellement poétique et profonde, Besoin à la fois de sacraliser et de désacraliser. Je suis sous le charme de la force et du potentiel des rituels qui combinent la beauté, un sens profond et de la connexion avec la déesse en passant par les mythes, les archétypes, et une imagerie qui résonne parfois jusqu’aux tréfonds de notre âme…


- la magie de la sororité qui en découle avec mes « sœurs » de l’année : parler vrai, sans filtre, être entendues, soutenues, avoir pour objectif commun d’avancer ensemble dans le respect de chacune.

Quand les femmes jouent dans la même équipe, des merveilles arrivent et j’ai redécouvert la joie de ne pas être seule sur le chemin.


- la magie de redécouvrir à quel point ces pratiques font intégralement partie de moi et que je veux les poursuivre, les structurer et les partager car même si en France elles restent très peu connues et démocratisées, je me dis qu’il y a forcément d’autres personnes qui résonnent aussi fort avec l’appel des brumes d’Avalon et qu’il y a vraiment de belles choses à transmettre. Je peine à trouver ma voix d’écriture sur ce sujet, mais avec de la pratique, j’espère vraiment y arriver.








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