Que vient-on chercher sur les rives d'Avalon?
- Par delà les brumes
- 23 nov. 2025
- 2 min de lecture
Nous abordons les rivages d'Avalon pour trouver une forme de paix.
Nous abordons les rivages d'Avalon pour trouver des réponses..Pourquoi? Comment?...
Nous abordons les rivages d'Avalon parce que notre cœur

et notre âme ressentent un vide, un espace que nous cherchons à combler, et nos efforts ne font que le rendre plus douloureux.
Nous abordons les rivages d'Avalon sans vraiment avoir le choix. Parce que quoi que nous fassions, où que nous allions c'est toujours cette direction qui revient. Nous y arrivons volontairement ou par les chemins détournés du hasard. Nous abordons les rives parfois sans savoir pourquoi. Nous nous y retrouvons sans imaginer à l'avance ce que nous pouvons y trouver.
Nous traversons les brumes et nous sommes soudain à la bonne place. Nous sentons l'apaisement dans nos coeurs. Nous nous inclinons avec révérence et nous ne sommes plus seules. Nous sentons notre âme se déployer et soudain notre dévotion nous met à notre place au sein de la beauté du monde.
Nous nous rassemblons, femmes égales, sans hiérarchie et sans contrôle. Nous nous sentons accompagnées comme jamais. Au sein d'espaces sacrés agencés pour faire vibrer ce qu'il y a de plus tendre en nous, nous apprenons les unes des autres et nous sentons la force d'être ensemble. Nous sommes témoins et nous sommes vues pour la première fois. Nous vibrons par nos voix et communions par les sens. Nous voyons le sens de notre mythologie personnelle et nous racontons l'histoire, la grande et la petite, la collective et l'individuelle.
Nous faisons face à la peur ensemble et nous nous enfonçons dans l'Ombre. Nous apprenons le silence, la présence et la résonance. Nous nous tenons la main pour descendre au fond de nous -mêmes, portées par les mythes anciens. Nous y laissons nos douleurs, nos doutes, l'immense complexité d'être humain. Nous respirons enfin, parfois pour la première fois depuis des années.
Nous sentons l'espace à l'intérieur de nous à la fois se remplir et devenir plus vaste.
Nous émergeons enfin après avoir arpenté le paysage sacré extérieur aussi bien qu'intérieur. Nous savons que nous avions besoin de cette escale. Nous nous sentons enfin complètes. Nous sentons derrières nous des générations oubliées de prêtresses qui ont parcouru le même chemin.
Et lorsque nous repartons, nous savons que nous ne sommes plus seules. Nous traversons à nouveau les brumes pour retrouver le monde, identiques à ce que nous étions et pourtant profondément transformées. Initiées, consacrées,conscientes que le chemin n'est pas une ligne droite mais une spirale qui tourne à la fois vers le centre et vers l'extérieur. Dans notre intégration à ce cycle parallèle à celui de la nature autour de nous, nous trouvons enfin une forme de paix, l'appartenance au monde et le lien mythique avec le sacré et toutes formes de vie.



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