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  • Par delà les brumes

Deuxième saison: la Grande Prêtresse

Après la saison de l’ombre vient celle de la Grande Prêtresse. Cette saison repose sur son archétype, celle qui fait place en elle-même pour accueillir la présence de la déesse et la refléter ensuite vers l’extérieur. Pour nous, femmes Morganes qui sommes en plein dans la réalité du monde, cela tombe un peu curieusement dans une des périodes les plus frénétiques de préparation des fêtes et de réponses aux demandes plus nombreuses les unes que les autres. La pratique de la grande prêtresse nous permet, si nous parvenons à la conserver régulièrement, d’avoir une ancre solide pendant ces semaines tumultueuses. Après le travail sur l’Ombre nous sommes plus libres dans nos têtes, nous pouvons peut-être un peu mieux nous exercer au vide.

Cette saison se passe entre début décembre et presque la fin janvier. Elle correspond au solstice d’hiver. La grande prêtresse appelle à ralentir à l’intérieur de soi de plus en plus jusqu’à atteindre l’immobilité totale aux jours du solstice. Elle se tient sur ce point d’équilibre la nuit la plus longue de l’année, juste avant de basculer vers la période où la lumière va commencer à reprendre sa place.

La prêtresse est une image mythique puissante pour beaucoup d’entre nous. Elle est reliée au divin et connectée à sa plus grande puissance. Elle est le silence, la lenteur et le calme. Alors que beaucoup d’entre nous sont happées par les listes de Noël, les magasins et la fête, elle demande l’immobilité.

Ses attributs sont le calme, la présence, la beauté et l’harmonie, l’ouverture, l’énergie féminine. Elle est un calice, une coupe dont le mantra est cette saison « Je m’ouvre pour recevoir ». C’est toute la dimension de l’énergie féminine. Notre pratiques est la présence, lâcher prise sur qui nous sommes, être présentes dans le moment et laisser assez de place pour recevoir. Nous nous amplifions dans le silence.

Nous lâchons prise sur nos attentes, nous nous centrons et nous relions à la terre, nous pratiquons la méditation pour que notre mental cesse d’être le chef de notre être, et nous entrons en résonance avec l’énergie divine. Le rôle ultime de la prêtresse est bien d’être un réceptacle de cette énergie.

Cette saison nous nous interrogeons sur l’archétype et le sens que nous lui donnons. Qu’est-ce qu’une prêtresse d’Avalon (ou d’ailleurs) pour nous ? Quel sens lui donnons-nous ? Qui peut être une prêtresse selon nous ? A quoi cela ressemble ? C’est un moment pour se pencher sur ce que nous savons de la réalité, les quelques traces écrites faisant mention de groupes de femmes gardant et transmettant des traditions magiques. Les trop rares mentions ne permettent pas de reconstituer une tradition en aucune façon (ce ne serait d’ailleurs peut-être pas souhaitable). Cependant, entrelacées avec les mythes et les histoires, elles sont suffisantes pour nous attirer à recréer quelque chose. La prêtresse doit être capable de faire le vide pour recevoir, mais aussi pour « tenir » l’espace par sa présence. Finalement son rôle dans le monde consiste à être un témoin des événements de vie : les naissances, les morts, les transitions, les échecs, les réussites, les saisons … et à permettre de transcender ces moments et leur donner sens et résonnance dans la réalité pour ceux qui sont avec elle. Intimement liée à l’art de la cérémonie, elle accueille sans juger, permet aux gens d’être entendus et entourés et de donner une place aux événements personnels dans l’histoire de chacun.

La grande prêtresse est un archétype, nous ne sommes pas vouées à être des archétypes. Même si nous travaillons sur nous, nous sommes des humaines qui tentons d’entrer en résonance avec le divin, nous sommes aussi des femmes qui ont une vie normale, nous ne sommes pas censées être « vides » et neutres tout le temps. Nous sommes des femmes qui cherchons à donner sens et beauté à notre vie, mais nous voulons aussi des moments de passion, nous ne voulons pas que notre recherche de la prêtresse nous transforme en granit, nous voulons rire, danser et nous amuser.

Selon la roue de l’année de Glastonbury, cette saison est celle de l’air. Nous sommes encouragées à chanter : utiliser notre corps et le pouvoir du son pour nous connecter à nous-mêmes, à la Déesse et aux autres. Personne ne voudrait plus être une prêtresse qui vit murée dans le silence. Nous voulons nous accomplir en lien avec le divin et nous amuser dans notre expression de notre vie humaine.


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